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Le Guidage


NOTE AU LECTEUR

La partie "guidage" de notre voyage a été réalisée par deux élèves de l'École Supérieure de Toursime de Nice : Mlles Hanane CHACHA et Josépha HOSTIN (ancienne élève du Lycée ALbert Camus).

Elles ont rédigé le texte de ces pages qu'elles présenteront durant le voyage aux lycéens.

Ce voyage représente pour ces deux étudiantes un stage de guidage de deux semaines ,   indispensable à l'obtention de leur B.T.S. de Tourisme.

Dimanche 7 février 1999 - BARI
Mardi 9 février 1999 - IGOUMENITSA
Mardi 9 février 1999 - DODONE

BARI - dimanche 7 février 1999

Chef lieu des Pouilles, centre agricole et industriel, Bari doit toutefois sa principale activité à son port. La foire du Levan fait de cette ville un important centre d’échanges entre l’Orient et l’Occident. Bari se compose de deux parties :
la vieille ville serrée sur son promontoire et la ville moderne aux larges voies parallèles et aérées.

Légende :  Saint-Nicolas, évêque de Myra en Asie Mineure se signala à l’attention des foules en ressuscitant trois jeunes enfants qu’un boucher avait découpés et placé dans la saumure. En 1807, des marins de Bari dérobèrent ses reliques et les apportèrent à Bari où les habitants décidèrent de lui élever une église. La fête de saint-Nicolas, le 8 mai, se déroule en mer, les fidèles venant en barque prier devant la statue du saint. La veille, un cortège historique parcourt la ville.

IGOUMENITSA - mardi 9 février 1999
Petite ville portuaire qui est en liaison par le bas avec Corfou-Brindisi-Kefallinia-Patras.

DODONE - mardi 9 février 1999
Petit village traditionnel construit prés du plus ancien sanctuaire consacré à Zeus. Cette ville était autrefois le siège de l’oracle de Zeus. Le Dieu s’exprimait par le bruissement d’un chêne sacré et par une source sacrée. On y trouve notamment des ruines d’un grand théâtre, celles de l’Acropole, du sanctuaire de Zeus et celles, d’une basilique des premiers temps de la chrétienté.

JANINA - Altitude de 500 m. A 466 m d’Athènes.
C’est la plus grande ville de l’Epire et sa capitale incontestée. Construite au bord du lac de Ioanina, l’ancien Pamvotis, elle est renommée pour son caractère pittoresque et ses innombrables beautés naturelles. Elle s’enorgueillit d’un musée archéologique moderne qui abrite des collections d’objets des époques classiques, byzantine et post-byzantine, provenant de différentes régions d’Egire, ainsi qu’une pinacothèque intéressante. La vieille ville avec ses beaux rompra et ses pittoresques ruelles étroites, le "litharitsia ", bâtiment qui date de l’époque d’Ali Pacha et abrite aujourd’hui un restaurant et une cafétéria, le pavillon touristique, construction de style epirote traditionnel, érigé au sommet d’une colline d’où l’on jouit d’une vue magnifique et le lac.

METSOVO
Joli village perché à 1116 m d’altitude. Celui ci est très fréquenté en été du fait de la beauté de ses environs boisés, de la pureté de son atmosphère et une possibilité é exceptionnelles qu’elle offre aux alpinistes et aux chasseurs. Ces principales curiosités sont un musée avec d’intéressants collections d’art populaire régional, l’église Haghios Dimitrios et le monastère de la Panaghia situé d’un ravin. Dans cette ville les habitants portent encore leurs anciens costumes régionaux.

METEORES
" Les monastères planant dans les aires " sont une des curiosités de la Grèce. Ils furent construit au XIX siècle et servaient alors de refuges, d’où leur situation au sommet de rocher à parois verticales. Autrefois il y avait ici 24 monastères, dont 4 sont encore actuellement habités ; on ne pouvait y accéder qu’au moyen de longues échelles ou en se faisant hisser dans des paniers ; 3 monastères mettent quelques lits à la disposition des passagers.

MONASTERE DE VARLAAM
Il culmine à 73 m. Panorama superbe sur la vallée. Fondé en 1517. Là encore, fresques superbes dans l’église notamment celle du Jugement dernier. Une imagination proche de Jérôme Bosch. Le Trésor présente d’intéressantes pièces. Voir aussi l’immense barrique en bois du XVI siècle d’une contenance de 13000 litres.

Monastère d’Haghios Stephanos
Il est habité aujourd’hui par des religieuses. Monastère le plus ancien. Un ascète nommé Jérémie s’y été retiré en 1192. Petite présentation en français du monastère affichée sur les piliers devant l’église.

Kalambaka
Centre commercial et touristique, Kalambaka constitue le point habituel de départ. On peut y visiter la cathédrale située au Nord de l’agglomération sur la hauteur, cette église du XIV siècle a succédé à des édifices plus anciens : elle comprend d’ailleurs Maints materiaux antiques ou paleo-chretien, v sicle, réutilisés. A l’interieur, sur le plan basilical à 3 nefs terminées par des absides arrondis on verra surtout les éléments d’origines p aleo-chrétiennes et au fond de l’abside centrale, les degrés sur lesquels prenaient place les pretres. Fresque du XVI siècle de style crétois, malheureusement assez noircies.

Lamia
Située sur les contres forts du mont Othrys, capitale de la Phtiotide dans un site agréable, patrie d’Achille et de ses fréres d’armes acheens pendant la guerre de Troie. Aujourd’hui elle occupe une position importante dans le commerce du tabac, de l’huile et du riz. La ville est dominée par deux collines, l’une couronnée d’un château franc érigé sur le site de l’ancienne acropole ; et l’autre, sur laquelle s’élève l’église Agios Loukas, XIX siècle, d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur le golf Maliakos, jusqu’aux côtes de l’Eubée.

Thermopyles
Dans l’antiquité il n’y avait en cet endroit qu’un étroit passage entre la paroi rocheuse et la mer. Le nom du passage des Thermopyles est devenu immortel depuis le courageux combat que livra le roi de Sparte, Leonidas avec 1400 soldats, en 480 avant notre ère, contre l’armée beaucoup plus importante du roi des perses Xerxés. A la suite de la trahison d’Ephialtés, les Grecs furent pris à revers et battus.

Depuis cette époque les alluvions apportées par Spercheios forment un delta large de plusieurs Km, et les Thermopyles à l’intérieur des terres ne sont plus un passage étroit.

DELPHES
Sanctuaire d’Apollon
L’Agora : place publique, a été aménagée par les romains qui construisirent en même temps des thermes et des maisons. Sur un de ses côtés s’étendait un portique ionique qui abritait des boutiques de pèlerinage. 4 marches conduisent à l’entrée principale du "téménos ", enceinte sacrée dont le mur date du IV siècle avant notre ère. Ce mur percé de 9 portes, délimite un trapèze de 200 m sur 130 environ, la zone inférieure étant dévolue aux ex voto ( statues, inscriptions … ) et aux trésors, lieu construit par les cités grecques pour recevoir les offrandes de leurs citoyens respectifs.

Voie sacrée : elle n’était pas accessible aux chars, son dallage actuel est d’époque romaine.

Les ex-voto : à droite la base du taureau de Corcyre, animal de bronze offert au V siècle avant notre ère par la cité de Corcyre. A droite l’ex voto des Arcadiens, et celui des Lacédémoniens ;à gauche celui de Marathon, que les Athéniens avaient fait décorer de statues par Phidias, précédait celui des Argiens ; ces monuments dont il reste peu de chose illustrait l’émulation des cités grecques. La voie sacrée passe ensuite par les soubassements de 2 hémicycles érigés par les Argiens. Celui de droite, était le monument des rois et reines d’Argos , élevé en 369 av. J.C ; il était orné de 20 statues.

Les Trésors : Le premier est celui de Sicyone dont subsistent les bases. Puis celui de Sifnos construit en 525 av. J.C par les habitants des Cyclades. Ensuite se trouve celui de Thèbes qui se démarque par l’austérité de son architecture. Le trésor des Athéniens est un édifice dorique, 485 av. J.C, en marbre blanc de Paros qui fût érigé grâce à une partie du butin pris à Marathon sur les Mèdes. Il était illustré des combats des grecs et des amazones. Il est précédé par une terrasse triangulaire où étaient rassemblés les trophées capturés à Marathon. Le mur Sud de la terrasse porte l’inscription : " Les Athéniens à Apollon, après leur victoire sur les Mèdes, en offrande commémorant la bataille de Marathon. " A gauche, l’amas de rocher au sein duquel se terrait l’oracle primitif de Delphes, sous la garde du serpent Python, derrière se trouvait le sanctuaire de la déesse Gé (Terre).

Le mur polygonal :  Sur 83 m, le mur soutient la terrasse du temple d’Apollon :
il est appareillé de puissants moëllons calcaires à joints curvilignes. Trois colonnes en marbre du Pentélique signalent le Pirtique des Athéniens, de 480 av J.C, sous lequel étaient disposés des trophées navals pris aux Perses.

Les approches du temple : A droite le socle circulaire du Trépied de Platées comportait un fût central de bronze à trois serpents enlacés qui fut emporté par l’empereur Constantin à Constantinople. A gauche les assises du grand autel d’Apollon du V siècle av J.C.

Le temple d’Apollon : Les vestiges sont ceux du IV siècle av J.C. C’était un monument dorique à péristyle, long de 60.30 m, large de 23.80 m, à colonnes de tuf revêtues de stuc et atteignant 12 m de haut. Le portique abritait une statue de Homère et des inscriptions rappelant les préceptes des Sages de la Grèce : " connais-toi toi-même "…Au centre du temple, la cella était garnie d’autels et de statues. Les soubassements de l’ex-voto de Cratère conservent dans les assises du mur du fond, à gauche, la pierre de dédicace du monument fondé vers 315 av J.C par un nommé Cratère qui avait sauvé la vie d’Alexandre le Grand au cours d’une chasse au lion.

Le théâtre : Il date du IV siècle av J.C. Sur 35 rangées de gradins prenaient place 5000 spectateurs venus assister aux " mystères " évoquant la lutte d’Apollon avec Python, ainsi qu’aux récitals en l’honneur du dieu. Des représentations sont données chaques années en été.

Stade : Pouvant recevoir 6500 personnes, les gradins reposent, au sud, sur remblai à demi effondré, alors qu’au Nord ils sont incorporés à la roche ; on reconnaît au centre la tribune présidentielle. Il date du III av J.C.

DELPHES
Musée :
Présentées de façon claire et agréable, les collections rassemblent les œuvres d’arts découverts sur le site de Delphes au cours des fouilles par l’école française d’Athènes.

Salle du trésor de Sifnos : Consacrée à la sculpture archaïque (VI av J.C). Au centre le Sphinx ailé de la couronne des Naxiens, encadrés par deux caryatides provenant des trésors de Cnide et de Sifnos. Sur les murs sont disposés des éléments de la frise du Trésor de Sifnos, sculptures en marbre de Paros dont la polychromie se distingue encore par places. Les scènes évoquent : la guerre de Troie avec des combats opposant Enée et Hector à Ménélas et Ajax sous le regard intéressé des dieux de l’Olympe ; une lutte entre dieux et géants, d’un beau style narratif.

Salle des Kouros : Provenant d’ex-voto, deux kouros, statues archaïques colossales après avoir tiré le char de leur mère, prêtresse d’Héra, obligée de se rendre rapidement à l’Héraion d’Argos pour y accomplir un sacrifice.

Salle du taureau : Elle rassemble les objets retrouvés en 1939 sous la Voie Sacrée, dans 2 fosses où ils avaient été enfouis, probablement parce qu’ils ne servaient plus, suivant une coutume antique perpétuée dans l’Occident chrétien. L’élément principal en est un taureau archaïque (VI siècle av J.C) fait de plaques d’argent, qui étaient montées sur un cœur de bois. On examinera aussi des plaques d’or ciselé et repoussé, de la même époque, qui ornaient probablement une statue et une statuette en ivoire d’un dieu domptant un fauve. Parmi les bronzes il faut citer surtout un brûle-parfum que soutient une jeune fille vêtue d’un peplos (V siècle av J.C).

Salle du Trésor des Athéniens : Métopes sculptées, partiellement mutilé, de facture encore archaïque, provenant du trésor des athéniens. Elles illustrent les légendes de Thesée et d'Hérakles ;certaines têtes, notamment celle de Thésée, à gauche, sont d’une grande finesse.

Salle des Danseuses : Un magnifique groupe de 3 " danseuses " (IV av JC), en marbre du Pentélique , surmonte un chapiteau à feuilles d’acanthe : ces danseuses, des bacchantes ou Thyades (prêtresse de Dionysos), ornaient la " colonnes aux acanthes ", ex-voto des athéniens érigés au-dessus du parvis du temple d’Apollon.

Contre le mur de droite sont exposés les statues de l’ex-voto de Daochos II (IV av JC), délégué thessalien à l’Amphictyonie .

Salle de l’Aurige : Admirablement conservé, l’aurige de Delphes, une des plus belles statues grecques de la fin de l’époque archaïque (478 av JC), a été découvert en 1896 non loin du théâtre.

Il faut admirer la noblesse d’altitude du personnage, grandeur nature (1.80 m), légèrement tourné vers la droite et serrant entre ses mains les guides de ses chevaux. Dans la même salle, une vitrine recèle un notre chef-d’œuvre, la blanche coupe de libations (V av JC) où Apollon est figuré assis, le front couronné de lauriers, tenant une lyre en écaille de tortue et accomplissant une libation en présence de son oiseau sacré, le corbeau.

Salle d’Antinous : La statue en marbre d’Antinous (II av JC) est une des meilleures représentation de ce favori de l’empereur Hadrien, divinise après sa mort.

LIVADIA

Livadia, capitale de la Béotie, occupe un beau site en amphithêatre au débouché des sombres gorges de l’Erkinas qui sous l’Antiqité passaient pour être une entrée aux royaumes infernaux. Très disputée entre Francs au moyen âge, elle devint la seconde cité de Grèce au temps de l’occupation turque. C’est une ville animée, nœud de routes et centre industriel dont les usines textiles traitent le coton du lac Copaïs. Le haut de la ville a gardé ses blanches maisons des XVIII et XIX siècles ornées de balcons de bois en saillie, ses boutiques protégées par de larges auvents à la turque, ses tavernes où l’on déguste les mini- brochettes d’agneau (souvlaki) qui sont, ainsi que les confitures de cerises, les spécialités locales.

 

ATHENES

Acropole

La porte Beulé : l’entrée du site porte le nom de l’archéologue français qui la restaura. Construite après l’époque romaine, elle est flanquée de deux tours.

 

Les propylées : ensemble de colonnes qui donnaient accès au sanctuaire véritable.

 

Le temple d’Athena Niche : gracieux petit temple d’ordre ionique, sur la droite au-dessus d’une muraille. On l’aperçoit en pénétrant dans les propylées. A l’intérieur, les archéologues découvrirent un temple plus petit, saccagé par les Perses.

 

Le Parthénon : construit en 440 av JC sur la partie la plus élevée du rocher. Il est bâti sur un soubassement qui est plus grand que la longueur du temple. A remarquer que l’assise du Parthénon n’est pas horizontale mais légèrement bombée à fin de rendre plus élancé l’ensemble des colonnades. En effet, les axes verticaux des colonnes ont été inclinés vers l’intérieur pour donner plus de robustesse à l’édifice, mais aussi pour éviter que ces colonnes ne donnent l’illusion de " pousser au vide ". Apprenez encore qu’elles sont galbées à fin de ne pas paraître étranglées en leur milieu et que les colonnes d’angle qui, autrement, sembleraient plus menues que les autres, en raison de leur isolement, ont un diamètre légèrement renforcé.

 

L’Erechthéion : temple à gauche du Panthénon. On aperçoit tout d’abord un petit sanctuaire avec les célèbres caryatides. A cause de la pollution elles ont été remplacées par des moulage. Les originales sont au musée de l’Acropole.

Il était, pour les Grecs l’endroit le plus sacré de l’Acropole. Il était destiné à Athéna Polias, la protectrice d’Athénes, et à Poseidon le dieu de la mer. Leur cohabitation était difficile.

 

Le musée de l’Acropole :

Salle 2 : le Moschophore (570 av JC) statue d’un jeune paysan livrant un veau porté sur ses épaules. Le visage est empreint d’une très grande douceur.

Des Korê : statue de femme au sourire énigmatique, dont beaucoup conservent des traces de la peinture initiale.

Salle 4 : la Péplophore, korê au visage rayonnant et au modelé d’une rare finesse.

Salle 6 : le célèbre relief d’Athéna pensive, la tête posée sur sa lance.

Salle 7 : nombreuses sculptures du Parthénon, notamment le groupe plein de tendresse de Cécrops et de sa fille, le centaure d’une métope tentant d’enlever une femme lapithe, la tête d’Iris…. Il est probable que Phidias n’exécuta pas toutes ces œuvres et que beaucoup sont l’œuvre de ses élevés. Elles portent cependant toutes la marque de son génie.

Salle 8 : on admirera les plus beaux fragments des frises du Parthénon. On reste fasciné devant la vie, le rythme des scènes, la précision du détail ….En particulier, les jeunes gens menant les bœufs au sacrifice, les porteurs d’amphores, les cavaliers, les dieux….On retrouve aussi les frise de L’Ereichthéion. Pour finir on peut voir les sculptures du parapet du temple d’Athéna Niké.

Salle 9 : là sont exposées les caryatides de l’Erechthéion.

 

Le marché central

Apres l’incendie du Bazar (1885) le marché fut transféré dans les nouveaux quartiers tracés sous le roi Othon où il constitue un spectacle d’ambiance orientale assez extraordinaire par la variété des produits proposés, l’odeur des épices, l’influences des citadins et campagnards.

Remarquez surtout le pavillon de la viande avec ses étales alignés le long des allées, les vendeurs d’œufs dont la marchandise est accrochée au mur, les orfèvres et changeurs munirent de petites balances.

 

LE CAP SOUNION

Sentinelle avancée de l’Attique, surveillant l’entrée du golfe Sardonique, le " Promontoire sacré " occupe un site marin admirable face à la mer Egée et au Cyclades. Le paysage est encore magnifié par les ruines d’un temple de Poseidon, le dieu de la mer qu’invoquaient les marins doublant le cap, dont les abrupts dominent les flots de plus de 60 m.

Le sanctuaire :

Le chemin d’accès franchit le mur d’enceinte de l’Acropole, assez bien conservé, puis pénètre dans l’enceinte sacrée à l’emplacement des propylées que flanquait à droite un grand portique où se rassemblaient les pèlerins.

Construit en marbre de 444 à 440 AV JC sur ordre de Periclés, le temple fut dédié à Poseidon. C’était un monument d’ordre Dorique à péristyle. Ruiné par les intempéries et les chercheurs de trésor il fut restauré à partir du XIX siècle : au cour des fouilles on découvrit deux colossaux "  kouros archaïque " aujourd’hui au musée d’Athenes.

A gauche, la façade d’entrée comportait un portique précèdent la cella dont les pilastres d’angle ont été conservés. Soutenant l’architrave, les colonnes du peristyle au nombre de 16 sur les 34 d’origines mesuraient 6.10 m de haut.

En faisant le tour du monument on remarque les variations d’épaisseur du soubassement dû à l’irrigularité du terrain.

 

 

EGINE

Les maisons basses, blanches et roses de la ville bordent un petit port de pêche et de cabotage que protège une charmante chapelle dédiée à St-Nisolas, patron des marins. Sur les quais on peut acquérir les spécialités locales, poteries, pistaches et massepains (amigdalota), tandis que certains caïques sont aménages pour la vente du poisson, des fruits et des légumes.

Egina eu son heure de gloire lors de l’indépendance lorsque, de 1827 à 1829, elle fut la capitale du nouvel état grec et que Capo d’Istria y installa son gouvernement. Des imprimeries furent alors crées qui éditèrent les premiers journaux et livres de la Grèce libre, cependant qu’était fondue la première monnaie nationale frappée d’un phénix symbole de la renaissance.

Le temple d’Aphaia :

Altitude 199 m, s’élève dans un site magnifique au sommet d’une colline boisée d’où la vue s’étend d’un coté sur la baie d’Agia Marina et la cote rocheuse, naguère domaine des pécheurs d’éponge, de l’autre coté sur Athènes et l’Hymette, Salamine et le Péloponnèse.

Ce temple de style dorique, assez bien conservé, comporte 22 colonnes de 5.27 m de haut, en pierre calcaire, dont certaines sont monolithiques. De tailles modestes mais de proportion harmonieuse il fut édifié au début du V av JC et consacré à Aphaia, divinité locale. Les frontons de marbre sculptés évoquaient Athéna président à des scènes de combats entre guerriers grecs et troyens. Ces " marbre d’Egine " furent acheté en 1812 par le prince Louis de Bavière futur Louis Premier et exposé à Munich.

Accéder au temple par une rampe prés de laquelle se trouvaient les autels de sacrifices . A l’interieur on reconnaît l’emplacement de la cella où se trouvait la statue d’Aphaia. Au Sud, vestiges de propylées et d’habitations des prêtres.

 

 

DAPHNI

Le monastère

Le cloître : Cour dallée. Il pressente sur le coté Est une galerie d’arcades à doubles arcatures, typiquement cistercienne ; les cellules sont une adjonction du XVI siècle. Sarcophages ducaux à décor de fleurs de lys et de serpents héraldiques. Fragment d’architecture découvert dans la crypte.

 

L’église : Elevée sur crypte au XI siècle, cette église byzantine à coupole a été agrandie et remaniée au XIII siècle par les Cisterciens à qui il faut attribuer un certain nombre de baie dont les triplets à trois ouvertures, le narthex extérieur, et, à l’intérieur l’aménagement des nombreuses chapelles destinées à des moines auxquels leur règle imposait de célébrer la messe quotidiennement et simultanément.

Extérieur : On passe dans le narthex par une double arcades reposant au centre sur une colonne antique. Ce narthex fortifié a du être construit sur le modèle de celui de Citeaux. Les ducs de Athènes y avaient leurs tombeaux. Son architecture est d’inspiration bourguignonne par les arcs brisés de façade et la voûte d’arêtes. En contournant l’église, on dépasse la tour carrée qui protégeait l’église de ce coté : à gauche, vestiges d’un réfectoire du XI siècle. Admirer l’élévation de l’édifice et la coupole dont les petites baies remontent au XI siècle alors que les autres seraient du XIII siècle.

Intérieur : Il est magnifiquement décoré de mosaïques de la fin du XI siècle, à fond d’or, remarquable par la finesse du dessein et l’harmonie des couleurs. A la coupole, le Christ Pantocrator, entouré par les seize prophètes ; dans les trompes l’Annonciation, la Nativité, le Baptême et l’Ascension du Christ. A l’abside, la vierge qu’encadrent les archanges Michel et Gabriel. Dans les bras du transept, des scènes évangéliques parmi lesquelles la Naissance de la Vierge, l’Entrée du Christ à Jérusalem et la Crucifixion, l’Adoration des Mages, le Christ ressuscité aux limbes, l’Incrédulité de Thomas. Au narthex, la Trahison de Judas et une scène de la Légende DE Joachim et Anne font face à la Cène et à la Présentation de la Vierge au Temple.

Canal de Corinthe 

Il fut creusé à partir de 1882 à l’initiative d’une compagnie française, la Société Internationale du Canal Maritime de Corinthe, qui s’inspira d’un projet établi en 1829 par un membre de la Commission de Morée. Interrompue par la faillite de la compagnie en 1889, les travaux furent achevés par les Grecs en 1893. Cette réalisation spectaculaire changea alors les itinéraires maritimes. Long de 6.343 km, large de 24.60 m à la surface de l’eau, profond de 8 m, le canal présente des parois atteignant 79.50 m de hauteur au point le plus élevé. Son étroitesse fait qu’il est relativement peu fréquenté : seuls quelques caboteurs et paquebots de croisière l’empruntent régulièrement, tiré par des remorqueurs.

EPIDAURE

Le Sanctuaire d’Esculape

Le temple : Des assises rectangulaires marquent l’emplacement du petit temple dorique à péristyle élevé par l’architecte Theodotos (IV av JC) qui participa aussi à la construction du mausolée d’Halicarnasse. L’intérieur abritait la statue en or et en ivoire d’Esculape, assis sur un trône, tenant le bâton de la main droite et la main reposant sur la tête du serpent. Au sud se trouvait l’autel des sacrifices dont subsiste le soubassement.

 

Tholos : D’autres fondations, celles-ci circulaires, témoignent de l’existence de la célèbre rotonde construite au IV siècle av JC par l’auteur du théâtre, Polyclete le Jeune, en mémoire du héros Esculade dont c’était vraisemblablement le mausolée. L’édifice comportait de colonnades concentriques, l’une en tuf d’ordre dorique à l’extérieur, l’autre en marbre d’ordre corinthien. Au centre les fondations dessinent un labyrinthe dont la signification a fait l’objet de maintes hypothèses : tombeau d’Esculape, abri des serpents sacrés, parcours rituel en labyrinthe analogue à celui des cathédrales médiévales, reproduction d’une taupinière symbolique du dieu dont le nom grec, Asklepios, est voisin du terme grec désignent la taupe (skalaps)…Le décor de la rotonde était somptueux : marbres de couleurs différentes, peintures représentant notamment l’Amour et l’Ivresse, motif sculptes d’une grande finesse.

 

Abaton : Au Nord de la rotonde et du temple se remarquent les bases d’un portique de " la même époque, mais agrandi par les romains. Il s’agit de l’ancien dortoir des malades auxquels le dieu apparaissait en songe.

 

MYCENES

Le trésor d’Atrée

Pas vraiment spectaculaire, c’est toutefois un chef d’œuvre d’architecture, construit vers 1300 av JC. On y accède par une porte monumentale dont le linteau inférieur pèse dans les 120 tonnes. La salle intérieure, bâtie en forme de ruche de 14.50 m de diamètre sur 13.20 m de hauteur, stupéfie par ses proportions et l’audace de sa construction. Les pierres de la voûte sont disposées en 33 rangées superposées, formant des cercles concentriques qui se rétrécissent au fur et à mesure qu’on arrive à la clef de voûte. Assemblage admirable des pierres entre elles. Sur la droite, une petite pièce sombre qui pouvait être une salle funéraire ou renfermer le trésor.

Acropole

Remparts et Porte des Lionnes : Les fortifications "cyclopéennes ", en pierres brutes non appareillées, datent en majeur partie des XIV et XIII siècles av JC et peuvent atteindre une épaisseur de 3 à 8 m. Accès principal de l’Acropole, la célèbre Porte des Lionnes tient son nom des fauves sculptés en relief sur le colossal tympan monolithe mesurant 3.90 m à la base, 3.30 m de haut, 0.70 m d’épaisseur. Ces lionnes ont perdu leurs têtes, qui étaient vraisemblablement rapportées et regardaient le visiteur ; elles se font face de part et d’autre d’une colonne reposant sur un autel double et supportant un entablement. Veillant sur l’entrée de la ville haute, cette scène, d’inspiration asiatique, symbolisait la puissance mycénienne. La porte proprement dite, haute de 3.10 m et large de 2.95 m, s’ouvre entre deux murs dont l’un, à droite, était prolongé par une tour. Elle provoque l’étonnement par l’énormité des blocs monolithes qui la constituent et, notamment du linteau avec ses 4.50 m de longueur, 0.80 m de hauteur au centre et 1.98 m d’épaisseur, le poids total étant estimé à plus de 20 t. Ses vantaux en bois étaient renforcés d’une barre dont on repère les trous de fixation sur les piliers latéraux. Après avoir franchi la porte sur laquelle s’ouvre, à gauche, la loge du portier, remarquer à droite les restes d’un magasin à grain où furent décelés, au fond de grandes jarres, quelques grains de céréales carbonisés.

 

Premier Cercle Royal de Tombes : A droite et au-delà de la Porte des Lionnes se distingue l'entrée du fameux cimetière que Schliemann pensait être destiné à Agamemnon et sa suite mais qui, en fait, est beaucoup plus ancien (XVI siècle av JC). On reconnaît facilement le tracé de l’enceinte circulaire, à double rangée de dalles, qui formait une sorte de galerie couverte entourant le cimetière. Celui-ci comprenait six tombes principales à fosses rectangulaires que surmontaient des stèles, décorées de femmes, 2 enfants, qu’accompagnait un somptueux mobilier funéraire, aujourd’hui exposé au musée d’Athènes : le poids total des objets en or atteignait 14 kg. Quittant le Cercle royal de tombes emprunter la rampe pavée, " voie royale ", qui de la Porte des Lionnes monte à l’une des entrées du palais royal, dominant à droite un quartier d’habitations et de magasins, en cour de fouilles à son extrémité.

 

Palais : Il remonte au XV siècle av JC et comportait 3 corps de bâtiments s’étendant jusqu’à la corne Est de l’enceinte. Celui de l’Ouest comprend l’élément principal du palais, le "mégaron ", qui est assez bien conservé ainsi que l’escalier d’honneur dont subsistent 18 marches. Par les propylées gagner la grande cour qui était à ciel ouvert et précédait le " mégaron ". Celui-ci, on lit le plan au sol, se divisait en portique, vestibule et " mégaron " proprement dit, salle royale marquée en son centre par un foyer rond qu’encadraient des colonnes supportant le toit ; le sol était revêtu de dalles de gypse et les murs de stuc étaient peints de motifs décoratifs dans le style crétois ; le trône se trouvait probablement à droite. La terrasse supérieure du palais a été dénaturée par la construction postérieure d’un temple à Athéna dont se remarquent quelques vestiges, mais on y découvre une belle vue sur le site.

 

Corne Est : Les restes d’un ouvrage fortifié du XII siècle av JC se distinguent de ce coté de la forteresse, ainsi qu’une citerne à ciel ouvert de l’époque hellénistique. A droite une poterne débouche à l’extérieur des remparts sur lesquels on découvre une intéressante perspective. A gauche s’ouvre l’entrée d’un escalier souterrain coudé, dont les 99 marches mènent, en passant sous l’enceinte, à une citerne secrète située à 18 m au-dessus du niveau du sol : des conduits de terre cuite l’alimentent en eau provenant de la source Perseia.

TRIPOLI

Capitale de l’Arcadie et nœud routier au cœur du Péloponnèse, Tripoli occupe le centre d’un " polje ", c’est à dire une haute plaine creusée dans le calcaire par l’érosion et encadrée de montagnes de 2000 m. L’altitude relativement élevée y détermine un climat frais en été : aussi la ville constitue-t-elle une étape agréable pour les touristes qui peuvent rayonner dans le riant et paisible bassin arcadien qu’évoquèrent Virgile et Poussin. Résidence du pacha de Morée au XVIII siècle, sous le nom de Tripplizza et alors très turque d’aspect selon Châteaubriand, Tripoli fut reconstruite, après sa destruction en 1824 par Ibrahim Pacha. La place centrale entourée des "couverts " habituels aux pays de montagne contraste avec la place Areos, ouverte et agrémentée de jardins, et avec le Bazar, au sud, route de Kalamata.

 

 

TEGEE

Soumise à Sparte à partir du VI siècle av JC, Tégée, la plus importante cité de l’Arcadie ancienne, située dans une plaine fertile, fut détruite par les barbares au V siècle ap JC. Reconstruite par les Byzantins sous le nom de Nikli, elle fut au XIII siècle le siège de l’importance baronnie franque de Niclès et d’un évêque latin :prés de là, au Sud, se tenaient sous l’occupation franque les grandes foires de la Vervaine dont le lieudit Vervena rappelle le souvenir.

SPARTE

Les ruines antiques

Tombe de Léonidas : Il s’agit des assises d’un petit temple hellénistique ;le tombeau de Léonidas se trouvait, en fait, sur l’Acropole. Sa statue moderne est érigée non loin de là, à l’extrémité de la rue Konstandinou.

 

Acropole : Ses vestiges se dissimulent sous une olivette couvrant le plateau au nord de la ville moderne. Franchir le mur byzantin et tourner à gauche pour parvenir au théâtre du I siècle av JC au-dessus duquel subsistent les fondations d’un temple à Athéna.

 

Sanctuaire d’Artémis Orthia : VII siècle av JC. Prés du fleuve Eurotas dont les lauriers roses et les roseaux furent souvent évoqués par les écrivains, les archéologues anglais ont dégagé les restes d’un temple et d’un amphithéâtre où se déroulaient les épreuves rituelles endurées par les Spartiates :flagellations et danses athlétiques avec des masques qu’on offrait à Artémis.

 

MYSTRA

En approchant de Mystra, on a l’impression de se rendre en pèlerinage en Grèce byzantine. Et lorsque après une forte grimpée, on pénètre dans la citadelle, on est bientôt pris par le charme des ruelles de cette forteresse inexpugnable.

Le château fort de Mystra fut érige en 1249 par les Francs, désireux d’établir leur domination sur tout le Péloponnèse. Mais, après leur cuisante défaite à Pélagonia (1259), ils durent le céder aux grecs. Il fut bâti par Guillaume de Villehardouin, qui construisit des tours pour ses chevaliers, des maisons pour les gardes, des entrepôts, des cours. De là haut, il défendait toute la vallée de l’Eurotas. Au cours des ans, des maisons apparurent sur la pente de la colline, sous le château franc. C’est ainsi que naquit cette ville, qui devait devenir un brillant centre culturel et le berceau de la dernière dynastie des empereurs de Byzance.

Les maisons à 2 ou 3 étages, avec leurs arceaux et leurs imposantes arcades, se pressent autour du palais, création de l’architecture paléologue. La salle du trône, la chapelle avec des traces de fresques byzantines, les salles aux grandes fenêtres en ogive sont ce qui reste de ce bâtiment construit en plusieurs étapes et inspiré de l’architecture de Constantinople. Les 2 siècles où Mystra fut la capitale byzantine du Péloponnèse virent s’ériger un grand nombre d’églises et de monastères avec coupoles et chapelles, qui reflètent toutes les tendances de la peinture de Byzance. Le premier monument, et le plus ancien, que l’on rencontre en entrant dans la cité est la Métropole de St-Démètre.

Sur le sol, on remarque une plaque gravée d’un aigle à 2 têtes, symbole de la dynastie des Paléologues. C’est là, paraît-il, que se tenait Constantin lors de son couronnement. A coté, le trône sculpté.

En 1449, Constantin Paléologue est couronné empereur de Bysance et part pour Constantinople, dont les Turcs s’emparent en 1453. Quelques années plus tard, en 1460, Mystra connaît le même sort.

Mystra, la brillante capitale du Despotat, deviendra un village insignifiant. Une aile de l’église abrite un musée. Dans l’angle nord de l’enceinte, se trouvent les 2 églises les plus impressionnantes de Mystra.

A proximité de la plus haute porte du château, se dresse Agia Sophia, tandis qu’à flanc de colline, du coté Est, on remarque le monastère de la Pantanassa, édifice du début du XV siècle. Son église, particulièrement élégante, séduit par son beau décor de fresques aux couleurs lumineuses.

Aujourd’hui, la Pantanassa est un monastère accueillant, très bien tenu par des nonnes affables, les seules présences humaines de Mystra.

En flânant dans les ruelles étroites de la ville morte, on arrive finalement au monastère de la Périvleptos, dont l’église, construite sous le rocher, est décorée de fresques admirables.

A partir de là commence l’ascension vers le château. Escaliers tournants, arcades, cours. Partout des ruines :pans de murs écroulés, tours aux ouvertures béantes, dalles rongées, demeure patriciennes délabrées.

On arrive enfin sur la pente nue de la colline. En bas, la plaine immense.

A flanc de colline, Byzance immobile. Devant soi, un sentier abrupt qui mène au sommet. La forteresse semble veiller sur tout. Inébranlable, elle impressionne avec ses tours et ses fortifications. C’est le sentiment de sécurité qu’elle donnait, face aux ennemis de tous bords, qui a permis à des métropolites fondateurs d’écoles, des moines, des artistes, des écrivains et autres intellectuels de faire de cette ville " protégée par Dieu " le berceau de la Renaissance.

KALAMATA

Capitale de la fertile Messénie, Kalamata fait fonction de marché agricole en même temps que de centre administratif et commercial. La ville rebâtit sur le plan géométrique au XIX siècle s’étend largement entre le château, au pied duquel survit un quartier ancien, et le port. Celui ci, vaste mais peu fréquenté, se prolonge par une immense rade ;à l’Est se développe la station balnéaire.

Spécialités locales :olives natures ou confites, figues, bananes, pâtisseries au miel et au sésame, raki.

 

 

OLYMPIE

Sanctuaire :

Grand temple de Zeus : Une rampe monte à la terrasse sur laquelle reposait le temple de Zeus bâti au V siècle av JC dans le calcaire coquiller local que revêtait une couche de stuc. L’amas chaotique des blocs de pierre, les énormes tambours et chapiteaux des colonnes renversés par un tremblement de terre au VI siècle ap JC produisent un effet saisissant.

De style dorique, l’édifice comportait un péristyle à 6 colonnes sur chaque façades et 13 colonnes sur les cotés. Ses dimensions (64.12 m de long sur 27.66 m de large) approchaient celles du Parthenon. Les frontons étaient ornés de sculpture évoquant la course de chars entre Oenomaos et Pélops, ainsi que le combat des Centaures et des Lapithes ;la frise de la cella avait des métopes sculptes de scènes représentant les Travaux d’Hercule. Le sol était revêtu de dalles et de mosaïques dont quelques unes sont encore visibles.

La cella à 3 nefs, recelait la fameuse statue de Zeus Olympien, considérée comme une des " Sept Merveilles du Monde ". Réalisée par Phidas de 430 à 420 av JC, cette grandiose statue chryséléphantine, haute de 3.50 m environ, représentait le Maître des Dieux en majesté, assis sur un trône d’ébène et d’ivoire, tenant le sceptre sommé d’un aigle dans la main gauche, une Victoire elle aussi chryséléphantine dans la main droite ;la tête était ceinte d’une couronne d’olivier.

La majestueuse effigie touchait presque le plafond de la cella et une tribune de bois avait été pratiquée au-dessus des nefs latérales pour permettre aux pèlerins de la contempler plus à l’aise.

De ce chef d’œuvre ne subsistent que quelques bas reliefs provenant du trône et évoquant le meurtre des enfants de Niobé, sœur de Pélops :ces sculptures qui se trouvaient au XVII siècle, à Rome et maintenant à Léningrad.

Au nord du temple, des pierres éparses signalent l’emplacement du Pelopion, lieu de culte à Pélops, près duquel s’élevaient l’olivier sacré et le grand autel de Zeus.

 

Philippeion : On lit sur le sol le plan de ce petit monument votif circulaire, de style ionique (IV siècle av JC) élevé sur l’initiative de Philippe de Macédoine et terminé par Alexandre le Grand.

 

Temple d’Héra : Il subsiste des vestiges imposants des soubassements du temple d’Héra dont quelques colonnes ont été rétablies.

Le temple avait été bâti vers 600 av JC dans un style dorique archaïque et sur un plan oblong, car il mesurait 50 m de long sur seulement 18.75 m de large soit 16 colonnes latérales sur 6 de front. Ces colonnes, en bois à l’origine, furent bientôt remplacés par d’autre en tuf, courtes et massives qui supportaient de typiques chapiteaux archaïques  " en galette ". Les assises de la cella étaient en tuf, les murs en briques.

L’intérieur abritait, autour des effigies d’Héra, dont la tête colossales a été retrouvée, et de Zeus, beaucoup de statues parmi lesquelles l’illustre Hermès de Praxitèle.

 

Exèdre d’Hérode Atticus : Sa forme semi-circulaire rend reconnaissable ce curieux monument romain édifié en 160 ap JC par le richissime Athéniens Hérode pour recueillir les eaux des alentours. Composé de 2 bassins dont l’un comportait des vasques rondes encore discernables, l’exèdre formait une sorte de nymphée aux niches garnies d’une part des effigies de l’empereur Hadrien et de sa famille impériale, d’autre part celle d’Hérode et de sa famille.

 

Terrasse des Trésors : Précédée par des gradins, elle portait une douzaine de " trésors " dont on voit les soubassement. Ces trésors avaient l’aspect de petits temples doriques dans lesquels étaient déposes les offrandes aux dieux.

Au pied de la terrasse s’alignent les bases de statues de bronze érigées en l’honneur de Zeus avec le produit des amendes que les inspecteurs des Jeux infligeaient à divers contrevenants aux règlements olympiques.

PATRAS

Troisième ville de Grèce, moderne capitale du Péloponnèse et de l’Achaïe, Patras a été rebâtie sur le plan géométrique après que les Turcs l’eussent incendiée en 1821. Principal port de la cote ionienne, c’est aussi un centre industriel, commercial et universitaire au cœur d’une fertile plaine fruitière et vinicole. Ses rues à arcades, ses places ombragées, son mole portuaire, très fréquenté le soir, ne sont pas désagréables à parcourir. Enfin le carnaval est un des plus spectaculaires de Grèce et la cuisine y est savoureuse :excellentes dorades.

 
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 Copyright © 1998 Martial MARTINEZ - Prof. de Philosophie au Lycée ALbert Camus de Fréjus.